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Crête de Brienz - la vertigineuse



Caractéristiques techniques :

13km en boucle (attention subtilité de retour à vélo décrite ci-dessous)

1'480 m de dénivelé + (!)

6h à 7h de marche

Difficulté technique élevée (une portion de descente est étroite et raide avec chaînes)

Difficulté physique intense (fort dénivelé et longue distance)

Peu adapté aux chiens mais praticable (réserve naturelle et beaucoup de monde)

Réalisée fin mai 2020

Aller :

Depuis Schwendi (ou Tschiemen) à proximité de Habkern

Parking : à la ferme Maiezyt (Tschiemen ou Schwendi sur la carte) contre paiement

Possibilité de dormir dans le van à la ferme pour 30.- pour 2 personnes

Douche et WC dispo


Suivre le sentier selon la carte à travers les champs d'abord puis monter dans la forêt


Retour :

En vélo depuis le restaurant de Lombachalp (aussi appelé Alp Lombach) jusqu'au point de départ à Habkern.

Nous avons donc monté nos vélos avec le van la veille et les avons cadenassés à proximité de l'auberge, ce qui nous a évité de redescendre les 6km à pied jusqu'à Habkern.

Si besoin, un bus fait la liaison soit à 9h, soit à 17h00 entre Lombachalp et Habkern.


Cliquez sur la carte pour ouvrir le parcours via SuisseMobile (tracé bleu) :

Cette impressionnante crête s'étire d'Interlaken jusqu'à Brienz sur une longueur totale d'environ 35km. Les deux points situés aux extrémités de la crête sont joignables en funiculaire (d'Interlaken jusqu'à Harderkulm au sud-ouest et de Brienz au Brienzer Rothorn à l'extrémité nord-est). Et entre les deux, il y a plusieurs sentiers qui montent ou descendent de la crête, aussi bien au nord qu'au sud. Certaines portions de la crête sont plus techniques que d'autres et je ne peux donc parler que de la portion que nous avons parcourue.


Commençons par l'ascension de Schwendi jusqu'à la crête. Le sentier serpente dans la forêt et n'est pas techniquement difficile. Mais c'est raide ! On gagne 500m d'altitude sur un tronçon de seulement 2km, ce qui est plutôt intense comme effort !


Mais la récompense est à la hauteur avec le mythique Eiger qui façonne l'horizon et le magnifique lac de Brienz en contrebas.



Mais l'ascension n'est pas encore terminée car la crête est en pente montante jusqu'au premier sommet, le Suggiture que l'on aperçoit comme une petite colline au premier-plan de la photo ci-dessous. L'Augstmatthorn, en arrière-plan, annonce une ascension pour laquelle de bons jarrets seront fort utiles ;-) (parce qu'à ce stade on a quand même déjà quelques 800m de dénivelé dans les jambes !).


Le sentier jusqu'au sommet de l'Augstmatthorn est aérien et la pente descend presque à pic de chaque côté. Néanmoins, bien que les photos soient impressionnantes, je ne me suis pas sentie en danger sur cette portion car le chemin est facile et même en cas de "trébuchage", la pente n'est pas directement adjacente au sentier et il semble peu probable de dégringoler en bas (t'inquiète pas maman, c'est pas si terrible!).


Le sommet de l'Augstmatthorn est très populaire car il est relativement facilement accessible depuis Lombachalp. Il y a donc pas mal de monde là-haut, malgré que l'ascension de la dernière portion soit plus technique (cordes fixes, pente raide, escaliers, roches). Mais au vu du nombre de personnes présentes (et pas uniquement des montagnards mais aussi, et de toute évidence, des citadins et des gens peu habitués à la montagne), la difficulté n'est pas si terrible.


Ici, un petit regard en arrière sur le chemin déjà parcouru :


Depuis là, nous avions prévu de redescendre à Lombachalp pour clore la boucle mais... la curiosité et la beauté du chemin qui continue depuis l'Augstmatthorn nous a fait changer nos plans ! Attention toutefois, c'est à partir de là que les choses se corsent. Le sentier passe en balisage alpin (bleu et blanc) et une descente très raide nous attend (perte de 200m de dénivelé). L'avantage, c'est que la suite du sentier est nettement moins populaire et bientôt, nous pouvons jouir de la nature presque rien que pour nous. Si j'avais été seule, je pense que je serais redescendue vers Lombachalp mais avec Simon-le-Chamois, je n'ai peur de rien ! Il passe devant, je m'appuie sur ses épaules et je le suis, sécurisée par son aisance admirable.





Et voilà ce que ça donne en vidéo !

La descente terminée, nous remontons légèrement jusqu'au Blasenhubel et improvisons notre retour sur des sentiers qui ne sont pas vraiment balisés. Ils nous mèneront à travers pâtures vers le fond d'une combe fascinante où coule un petit ruisseau que nous remontons vers l'ouest dans ce décor très sauvage (non balisé, sans sentier). Quelques bouquetins et chamois paissent tranquillement un peu partout.


La remontée de la combe vers les prairies de Lombachalp est un peu foireuse, dans un espèce de pierrier très raide. Néanmoins, nous ne regrettons pas d'avoir exploré cette combe sauvage, bien que je ne recommande pas au grand public de s'y aventurer.


Nous sommes très heureux de retrouver nos vélos à l'auberge car la perspective de parcourir encore 6km à pied nous aurait vraiment déprimés après cette longue randonnée ;-) C'est bien fatigués que nous profitons d'une bonne douche à la ferme Maiezyt avant d'ouvrir une petite bière bien méritée !

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