• Little G.

Féérie verte dans les Franches-Montagnes vers les Sommêtres

Dernière mise à jour : août 3



Caractéristiques techniques :

11 km en boucle

780 m de dénivelé +

4h30 à 5h00 de marche incluant pic-nic et contemplation

Difficulté technique moyenne

Difficulté physique moyenne

Adaptée aux chiens*

Réalisée en mai 2021

* Passages par des escaliers métalliques et courtes échelles. A la plupart des endroits, mon chien a pu passer à côté mais j'ai quand même dû le porter sur une section. Je déconseillerais donc d'y aller avec des grands chiens.


Aller :

Depuis Le Noirmont

Places de parc disponibles autour de l'église. Suivre ensuite la rue du Pylône juste un peu plus bas. La boucle se fait dans le sens des aiguilles d'une montre, en commençant par la descente.


Retour :

Au point de départ


Cliquez sur la carte pour ouvrir le parcours via SuisseMobile (tracé jaune) :

sommetres
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Les Sommêtres, c'est une arête bien connue des grimpeurs (je l'ai d'ailleurs arpentée en 2018), mais c'est aussi une cabane et un superbe point de vue sur un paysage typiquement jurassien, avec le Doubs qui s'écoule paisiblement en contrebas. On accède au point de vue plutôt rapidement et facilement depuis Muriaux mais ce serait bien dommage de ne pas s'immerger davantage dans cette belle nature.


Je vous propose donc aujourd'hui de découvrir les Sommêtres sous forme de carotte, comme le but ultime de cette longue randonnée. Un itinéraire plutôt exigeant pour un début de saison !


Au début, c'est vraiment une petite balade pépère en légère détente. Après quelques mètres déjà, un premier point de vue s'ouvre sur les collines bombées, généreusement garnies par les feuillages printaniers.


Un peu plus bas, une ferme totalement isolée, nichée à flanc de pâturages, en lisière de forêt. Quelques génisses paissent tranquillement à l'avant-plan de l'arête qui s'impose massivement à l'horizon.


Un homme barbu remonte le pré avec son chien en direction de la bâtisse depuis une combe en contrebas, un sac en toile jeté sur l'épaule. Arrivée à sa hauteur, je lui demande "Ca cueille ?". La conversation est lancée. Plus de morilles à cette saison mais des kilos de mousserons, que l'homme mettra en bocaux, baignés dans le vinaigre. Pendant 40 ans, l'homme a rêvé de vivre ici. Et en janvier, le locataire précédent a quitté les lieux et l'homme barbu s'est précipité sur l'opportunité, renonçant à sa vie de famille. Menuisier-ébéniste indépendant, l'éloignement du village ne le dérange pas. Nous échangeons ainsi un moment. L'homme est souriant, simple, avenant. C'est un beau moment.


Jim et moi continuons ensuite notre chemin en direction de l'arête en nous engouffrant dans la forêt sur un sentier absolument féérique. La végétation y est riche et variée et on entend bientôt le ruisseau qui coule un peu plus loin.





La forêt franc-montagnarde est généreuse, entre sapins et hêtres. Bien qu'elle ne soit pas loin, l'arête se cache derrière le feuillage. On entend les grimpeurs et le cliquetis des dégaines puis on poursuit notre route qui nous éloigne du rocher.


La descente nous emmène vers des zones plus humides et mystérieuses, toujours le long du ruisseau...




Puis on atteint des roches qui offrent une superbe vue sur le Doubs en contrebas et qui marque également le début de la partie plus technique de la randonnée.


On descend encore quelques minutes dans une forêt enchanteresse...


Et bam ! Superbe vue !


Après avoir franchi quelques escaliers métalliques relativement raides, nous voilà sous la barre rocheuse...


La descente vers le Doubs est balisée rouge-blanc. Il n'y a pas d'endroit exposé mais le sentier est glissant s'il est mouillé (ce qui était le cas aujourd'hui). On y trouve également l'une ou l'autre chaîne qui peut s'avérer utile et une dernière échelle à franchir (mon chien est passé à côté sans difficulté). On reste donc attentif et on pose les pieds avec attention.




Et nous voilà au lieu-dit "Le Theusseret" ! Si le coeur vous en dit, vous pouvez vous arrêter à l'auberge pour y déguster une truite ou une glace, selon l'envie du moment ;-)




Juste après le parking de l'auberge, on emprunte un petit sentier qui monte gentiment vers la droite. Il nous mène vers une ferme dans un vaste pâturage. Ici, un panneau indique la présence de vaches-mères. Heureusement, il est possible de passer de l'autre côté des fils pour longer le sentier pédestre dans le champ. Les vaches et leurs petits nous suivent, mi-curieuses, mi-inquiètes. Jim ne fait pas le malin et reste tranquillement au pied. Une fois les vaches dépassées, c'est l'heure d'un petit casse-croûte improvisé pour mon compagnon !



A la sortie du pré, nous marchons sur la route sur quelques mètres puis bifurquons dans la forêt pour reprendre un sentier à travers la forêt qui nous mènera, en montée, jusqu'à la fameuse arête.


A ce stade, j'avoue que la fatigue se fait gentiment sentir. Je suis encore un peu encrassée de l'hiver et cela fait déjà un bon moment que nous marchons. Mais je me motive en pensant à la fameuse arête qui nous attend à l'issue de cette dernière montée.


Dans le dernier virage qui donne juste sous la cabane des Sommêtres, un petit sentier est indiqué par une flèche bleue sur un arbre. Je suis curieuse et je l'emprunte. C'est un raccourci qui permet d'éviter un lacet supplémentaire mais le tracé n'est pas toujours bien visible. Dans tous les cas, on ne peut pas vraiment se perdre. La direction, c'est vers le haut ! Le tracé en zig-zag ci-dessous est donc totalement approximatif. Si vous téléchargez le fichier GPS, ne suivez pas aveuglément mon tracé mais observez le sentier sur le terrain.

Après ce dernier petit raidillon, nous voilà sur le chemin du point de vue qu'on atteint par une succession de marches le long des roches.


Et enfin, voici le point culminant de cette rando !





Le retour peut se faire de 2 manières. Soit on dépasse la ruine de Spiegelberg (pas Spielberg, hein !) et on suit le sentier qui revient ensuite parallèlement à l'arête, soit on coupe par un petit sentier au niveau de la ruine, comme indiqué sur mon tracé. C'est un petit sentier qui n'est pas balisé mais il est bien visible. Il n'est pas particulièrement technique, bien qu'un peu raide par endroits. On retombe de toute façon à la même place, sur un sentier qui nous ramènera vers le parking, en offrant encore l'une ou l'autre jolie vue sur l'arête depuis le bas.


Et nous voilà de retour à la voiture, les jambes en compote !


Le programme de la soirée ? un bon bain et un verre de rouge !

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